En ce moment une perquisition Chez Claire État d’urgence.

Alerte : En ce moment une perquisition Chez Claire État d’urgence. 

 

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En ce moment même une perquisition se déroule chez Claire ancienne assignée à résidence. c’est la 3e qu’elle subit ; ADM s’occupe du suivi judiciaire de Claire depuis le début de son assignation, nous avions obtenu la fin de son assignation à résidence par le tribunal administratif de Nantes qui a suspendu la décision du ministère de l’intérieur. Elle a pointé deux mois avec sa poussette au commissariat, trois  fois par jour sur des allégations mensongères de la part des services de renseignements de la préfecture (voilée intégrale, radicalisme, assignée à partir de soupçons sur son conjoint qui est Imam et habitant dans le sud, il n’a jamais été inquiété et n’a surement pas un comportement de radical). Elle n’a jamais porté de voile intégral, juste un foulard .

À l’instant, une brigade avec maitre chien à Allonnes près du Mans chez elle au réveil ; retournant son appartement, elle nous  appelle en état de choc, la voix tremblante. Nous l’avons rassurée, en lui disant de s’éloigner de laisser faire, de ne pas s’opposer mais  de refuser la consultation de son téléphone et de son PC. Si ils voulaient le faire qu’ils engagent une procédure au niveau du tribunal comme le dit la loi. Nous avons demandé aux policiers un ordre de perquisition comme l’exige la loi; ils ont répondu qu’ils n’en avaient pas et qu’ils n’avaient rien aucun document.

Sachant que cette brigade vient de Marseille! Dans quoi sommes-nous? Nous dénonçons ces procédures dérogatoires et arbitraires. Comment des gendarmes peuvent venir de Marseille faire une perquisition à Allonnes près du Mans sans aucun document et en dehors de toutes juridictions? Nous leur avons rappelé la loi quant à l’ordre de perquisition. La loi exige qu’ils remettent ce document aux personnes concernées afin que ces personnes puissent exercer un recours auprès du tribunal et que nous n’en resterions pas là car cela relève du harcèlement. Nous comptons bien alerter les organismes et institutions concernés à propos de ces dérives de l’état d’urgence.

Nous étions avec elle au téléphone et nous l’avons entendu leur dire: s’il vous plait ne faites pas peur  à mon bébé, avec une voix tremblante. Juste après notre appel le groupe d’intervention lui a dit à plusieurs reprises : « vous voyez nous sommes respectueux, nous ne vous avons pas fait peur, nous procédons de manière respectueuse… » Puis ils lui ont demandé de les accompagner au commissariat pour lui faire un document de perquisition ou ils ont fait un questionnaire sur la perquisition. Ce qu’elle en a pensé, son ressenti…

Ils lui ont souligné qu’ils avaient procédé avec respect et qu’ils voulaient son avis. Nous l’avons rappelée pendant son entretien. elle nous a dit ce qu’ils lui ont dit et même la phrase  » ils sont gentils ». Nous avons senti sa voix soulagée, complètement à l’opposé de sa voix au début de la perquisition. Nous lui avons rappelé de ne pas oublier de demander la notification de la perquisition. Elle nous a dit qu’ils allaient lui faire et que c’était pour cela qu’elle était la. Puis en posant des questions sur le motif de la perquisition, il s’avère qu’il auraient vu dans une vidéo du père de sa fille pendant un sermon un pied de caméra qu’ils avaient pris pour une arme!

C’est quand même curieux, elle a subit de multiples mesures de l’état d’urgence et ils savent qu’elle n’a rien à se reprocher au contraire. Claire est très ouverte, joyeuse. Ce débat avait déjà eu lieu au tribunal administratif de Nantes ou le juge avait suspendu son assignation à résidence basée sur des allégations sans aucun fondement.

Ils étaient confus. Disant que cette perquisition venait du parquet de Marseille (sans aucun document)! Son compagnon qui ne vit pas avec elle a eu un entretien avec eux où ils lui ont posé des questions sur sa pratique religieuse l’islam. Claire est reparti sans avoir eut le document de perquisition, ni même un procès verbal de l’audition.

Nous voyons là une dérive de la lutte anti-terroriste qui cible des personnes en raison de leurs appartenances religieuses » l’islam ».

ADM fait  un accompagnement judiciaire avec Claire dans ces procédures dérogatoires et arbitraires. Nous allons saisir le parquet et faire un recours. Ce que Claire subit depuis le début de l’état d’urgence la laisse dans une situation de grande fragilité, déstabilisée. elle se sent humiliée et persécutée en raison de son appartenance religieuse ses enfants sont déstabilisés. Nous faisons un dossier de demande de réparation en raison des préjudices subis par elle et ses enfants.

ADM appuie les victimes de l’état d’urgence en collaboration avec  Amnesty, le Syndicat des avocats de France, le Syndicat de la Magistrature…

Voir compte rendu Amnesty sur Claire

 

Le 17 décembre, Claire a été assignée à résidence dans sa commune de la région du Mans. Dans l’arrêté d’assignation à résidence, le ministère de l’Intérieur a justifié cette mesure en indiquant qu’elle porte le voile intégral, qu’elle est une « salafiste radicale ». Les autorités mentionnent également qu’elle est mariée à un prédicateur religieux.

Au début, j’ai cru que c’était une blague. Je n’ai jamais porté le voile intégral et je ne suis pas mariée à cet homme. Il est le père de ma fille, mais on ne vit plus ensemble. La police avait perquisitionné ma maison en novembre, ils le cherchaient, mais il vit dans une autre région de France. Le plus absurde, c’est que moi je suis assignée à résidence, mais pas lui ! »

Claire a fait appel devant les tribunaux des restrictions qui lui sont imposées. En vue de l’audience, elle a notamment fourni des photos d’elle dans des espaces publics, sur lesquelles elle ne porte pas le voile intégral.

Le 21 janvier, le tribunal administratif de Nantes a suspendu la mesure d’assignation à résidence dont elle faisait l’objet.

Les autorités ont souvent justifié les assignations à résidence en affirmant que les personnes visées représentaient une menace, en raison de leur pratique religieuse, de leur « radicalisation » supposée, ou de leur liens avec d’autres musulmans soupçonnés, sans préciser en quoi ce comportement ou ces convictions présumés constituaient une menace pour l’ordre public.

http://www.amnesty.fr/etat-urgenceTémoignage de Claire sur Libération :

 

Claire, 32 ans, Allonnes (Sarthe) :
«J’ai l’impression d’être surveillée tout le temps»

«Dix jours après le Bataclan, une perquisition a eu lieu chez moi. J’habite dans un quartier très calme. J’en rigole mais sur le moment, c’était pas drôle. Quatre fourgonnettes étaient là, avec des flics armés de mitraillettes. Ils n’ont pas saccagé ma maison et ne sont pas allés dans la chambre de mes enfants. Ils ont fouillé dans mes papiers mais pas partout, je n’ai pas compris s’ils cherchaient quelque chose. Après, c’est un peu la psychose. Dès que j’entendais un bruit la nuit, je me demandais si c’était la police. Le 18 décembre, ils sont revenus pour me remettre une assignation à résidence avec deux pointages par jour. A 8 heures et à 20 heures, dans un commissariat à 8 km de chez moi. 20 heures, c’est l’heure du repas de mes trois enfants. 8 heures, c’est l’heure de l’école.

«On me reproche de porter le voile intégral alors que c’est faux. Je porte un voile basique, et même aucun quand je suis avec ma mère. Le document dit aussi que je suis convertie à l’islam radical et que mon mari, qui est imam, a étudié au Yémen entre 2006 et 2009. Je le connais seulement depuis trois ans et demi et il n’est pas poursuivi, ni assigné, et n’a pas été perquisitionné. On n’habite pas ensemble, il vit dans le Sud et dépend d’un autre préfet… Avec cette histoire, il a pris du recul. C’est un peu la cata entre nous. Mes fils ont 12 et 13 ans, ma fille 2 ans et demi. C’est mon aîné qui a ouvert à la police, je lui ai expliqué pourquoi ils étaient là. Il faut parler aux enfants. A l’école, sa moyenne a baissé de 3 points. Ma fille ne dort plus correctement, elle est très nerveuse.

«Quand on voit que l’état d’urgence est susceptible d’être prolongé et qu’on ne sait pas ce qui va se passer, on le vit mal. Mon assignation a été suspendue par le tribunal administratif le 22 janvier. J’ai rien à cacher mais j’ai l’impression d’être surveillée tout le temps, d’être sur écoute. Tout le monde te dit que c’est terminé, Le plus gros est derrière, mais toi, dans ta tête, tu sais que c’est pas fini non plus. L’affaire a provoqué des remue-méninges dans le quartier. Les voisins parlent, me regardent différemment. J’ai vu la peur chez certains. Aujourd’hui ça se voit moins mais ça a mis un froid.»

http://www.liberation.fr/france/2016/05/27/ma-vie-d-assigne-a-residence_1455658

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