ADM dénonce le génocide de la minorité Rohingyas par l’armée en Birmanie
Les Rohingyas minorité musulmane de la Birmanie sont victimes d’atrocités de la part de l’armée birmane massacre, viol, torture les Rohingyas fuient par dizaines de milliers au Bangladesh. Des manifestations dans les pays autour de la Birmanie dénoncent ce Génocide.
ADM demande que des sanctions soient prises à l’égard du gouvernement de Birmanie et une protection internationale soient mise en place pour cette minorité ethnique les Rohingyas la plus persécutée au monde.
Les Rohingyas sont considérés par l’ONU comme l’une des minorités les plus persécutées de la planète. Quelque 800 000 d’entre eux vivent confinés dans le nord de l’Etat d’Arakan. Ils ne font pas partie des groupes ethniques reconnus par le régime de Naypyidaw, ni par beaucoup de Birmans qui les considèrent le plus souvent comme des immigrés bangladais illégaux. Ainsi depuis 30 ans, ils sont apatrides dans leur propre pays où ils font l’objet de préjugés considérables au sein de la société birmane, y compris de la part de personnes ayant toujours lutté pour la démocratie, et de minorités ethniques elles-mêmes longtemps opprimées par l’Etat birman. En Birmanie, nul ne cache son hostilité à l’égard de ces « kalar », les illégaux à la peau noire.
http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20120802-birmanie-apres-junte-poursuit-atrocites-contre-minorite-rohingyas
ADM a dénoncé plusieurs fois les massacres de cette minorité ethnique en Birmanie et demande qu’une décision soit prise au conseil de sécurité des nations unies pour protéger ces civils qui étaient déjà dans une grande précarité livrée à eux-mêmes et qui se retrouvent à fuir pour survivre laissant leurs proches se faire massacrer sans pouvoir agir ou les aider.
ADM
La Birmanie procède à un « nettoyage ethnique » de la minorité rohingya

Viols en réunion, tortures, meurtres et massacres: les Rohingyas qui ont franchi la frontière ces derniers jours ont raconté les violences que leur font subir les soldats birmans dans l’ouest du pays.
Les récits d’agressions sexuelles sont légion parmi les femmes rohingyas interrogées par l’AFP au Bangladesh.
Les militaires birmans ont « emmené mes deux garçons de neuf et douze ans quand ils sont entrés dans mon village. Je ne sais pas ce qui leur est arrivé », raconte Deen Mohammad, paysan rohingya de 50 ans.
« Cinquante femmes et filles de notre village ont été torturées et violées », affirme-t-il aussi.
Par la voix de sa porte-parole régionale Vivian Tan, le HCR a réclamé l’ouverture aux humanitaires de la zone touchée en Etat Rakhine. Les journalistes étrangers n’y ont pas accès non plus.
Des milliers de musulmans ont manifesté vendredi dans plusieurs pays d’Asie pour dénoncer la situation. Plus de 5.000 musulmans se sont rassemblés après la prière du vendredi à Dacca, la capitale du Bangladesh.
« Au lieu d’enquêter et d’arrêter des suspects précis, l’armée a mené des opérations s’apparentant à une punition collective », s’est indigné le directeur de l’organisation pour l’Asie du Sud, Champa Patel.
Fin mars, Aung San Suu Kyi a pris les rênes du pays, après des élections historiques il y a un an. Mais elle ne s’est quasiment pas exprimé sur le sujet, dans un pays où l’armée échappe à tout contrôle.
« Ces événements participent de la configuration dérangeante mais totalement prévisible du processus génocidaire », a déclaré Alicia de la Cour Venning, avocate et chercheur de l’organisation.
Pour Thomas MacManus, également chercheur à l’ISCI, le comportement du gouvernement Suu Kyi évoque les « tactiques courantes utilisées en temps de dictature consistant à faire la politique de l’autruche ».
« Seules d’importantes pressions sur le gouvernement birman pourront mettre fin au désastre. Les Rohingyas font face à la mort », a-t-il déclaré.
Haïs par une partie de la population, à 95% bouddhiste, les Rohingyas sont considérés comme des étrangers en Birmanie et sont victimes de multiples discriminations.
En Etat Rakhine, des milliers d’entre eux vivent dans des camps depuis des violences intercommunautaires en 2012 entre bouddhistes et musulmans, qui avaient fait près de 200 morts.
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/la-birmanie-procede-a-un-nettoyage-ethnique-de-la-minorite-rohingya-25-11-2016-6374019.php


30 novembre 2016
Discrimination -racisme anti-musulman- racisme