Mobilisations populaires pour les libertés ORIENT XXI

19 avril 2018

ADM dans la presse

Mobilisations populaires pour les libertés ORIENT XXI

DEUX PAYS DIFFÉRENTS, UNE GUERRE COMMUNE

Depuis la série d’attentats qui a frappé la France en 2015 et l’état d’urgence décrété ensuite, de nombreux Français ont vu leurs droits bafoués. Alors, des associations françaises et tunisiennes ainsi que des individus se mobilisent au quotidien pour les défendre et dénoncer les dérives. etat d'urgence sécurité

Sihem Zine, présidente et fondatrice de l’association Action des Droits des Musulmans (ADM), vient en aide en France « à ceux qui sont injustement pris pour cible par l’Etat. Sous prétexte de guerre contre le terrorisme, les droits humains ne sont pas respectés », dénonce-t-elle. Après avoir travaillé pendant dix ans avec différentes ONG (Amnesty International, Croissant rouge égyptien, Croissant rouge palestinien…), cette femme de 41 ans, éprise de justice et de vérité, a créée ADM en mars 2016 car « beaucoup de gens étaient perdus face à la machine judiciaire. Personne ne les aidait dans leur démarche pour faire respecter leurs droits. Il n’y avait pas d’association sur le terrain. Seul Amnesty international a tiré la sonnette d’alarme dans la manière dont étaient traités les citoyens de confession musulmane ».

LUTTE CONTRE LES DÉRIVES

L’état d’urgence et un climat de peur quasi généralisé ont favorisé des dérives. Beaucoup de ceux qui contactent l’association affirment être victimes de « règlements de compte »1. « Certains ont profité du contexte. Un employeur qui veut se débarrasser de son employé musulman, des voisins qui ne s’entendent pas, des couples qui ne veulent plus vivre ensemble… », raconte la présidente de l’association. Des notes blanches, ces documents anonymes contenant des informations partielles très souvent, ont permis de justifier des assignations à résidence ou des perquisitions. Forte d’un réseau d’une trentaine d’avocats et d’une dizaine de bénévoles, ADM accompagne ceux qui la sollicitent jusqu’au bout de la procédure. « On obtient souvent gain de cause auprès des tribunaux, notamment concernant les assignations à résidence », se félicite Sihem Zine. L’ONG fait également partie d’un collectif « état d’urgence/antiterrorisme ». Ce collectif est né en janvier 2017 à l’initiative de Jean-Marie Fardeau de l’association Vox public : « J’ai voulu rassembler les différentes structures et associations actives sur les questions de liberté individuelle et sur les dérives de l’état d’urgence », raconte celui qui a été pendant huit ans directeur de Human Rights Watch France. « Au départ, nous comptions neuf organisations 2 au sein de ce collectif. Ensemble, nous avons écrit une lettre ouverte le 29 mars 2017 au premier ministre de l’époque Bernard Cazeneuve. Nous demandions la transparence des données en lien avec l’état d’urgence. » Réunis, leur voix porte plus haut et chacun joue sa partition.

« Notre travail a surtout consisté à interpeller les parlementaires sur les dérives des politiques antiterroristes », raconte Dominique Curis d’Amnesty International France. « Et ce n’était pas évident : difficile pour les élus de droite comme de gauche de ne serait-ce que questionner la politique antiterroriste menée entre 2015 à 2017 ».

voir suite de l’article sur Orient XXI

https://orientxxi.info/magazine/mobilisations-populaires-pour-les-libertes,2332

CYRIL LEMBA
Journaliste indépendant basé à Paris.

Disponible en anglais sur The New Arab et en arabe sur Nawaat.

 

 

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