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	<title>Action Droits des Musulmans &#187; articles et presse</title>
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	<description>Parce que l&#039;islamophobie détruit des vies ne vous taisez plus!</description>
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		<title>Des experts de l’ONU condamnent la France sur l’interdiction du niqab considérée comme portant atteinte à la liberté de religion</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Oct 2018 16:55:58 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[articles et presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Des experts de l’ONU condamne la France sur l’interdiction du niqab considérée comme portant atteinte à la liberté de religion &#160; Le 23 octobre 2018, le Comité des droits de l&#8217;homme des Nations Unies  a rendu deux  décisions  (CCPR/C/123/D/2747/2016 et CCPR/C/123/D/2807/2016) condamnant la France sur l’interdiction du niqab, considérée comme portant atteinte à la liberté de religion.,Pour rappel ce [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: large"><strong>Des experts de l’ONU condamne la France sur l’interdiction du niqab considérée comme portant atteinte à la liberté de religion</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://adm1.unblog.fr/files/2018/10/105392678_o.jpg" rel="lightbox[928]"><img class="alignnone size-medium wp-image-932" alt="105392678_o" src="http://adm1.unblog.fr/files/2018/10/105392678_o-300x169.jpg" width="300" height="169" /></a></p>
<p>Le 23 octobre 2018, le Comité des droits de l&rsquo;homme des Nations Unies  a rendu deux  décisions  (CCPR/C/123/D/2747/2016 et CCPR/C/123/D/2807/2016) condamnant la France sur l’interdiction du niqab, considérée comme portant atteinte à la liberté de religion.,Pour rappel ce comité, dont le Président actuel est Monsieur Yuval Shany, est composé de 18 experts indépendants chargé de surveiller la mise en oeuvre et le respect du Pacte International des droits civils et politiques.</p>
<p>Après avoir été saisis de deux plaintes de deux françaises qui s’étaient vues poursuivies et condamnées pour avoir porté le niqab en public, les experts reprennent la France concernant la discrimination d’un groupe en raison de son appartenance et de sa pratique religieuse.</p>
<p>La France a adopté en 2010 une loi stipulant que “Nul ne peut porter, dans l’espace public, des vêtements destinés à dissimuler le visage”. Le Comité a été d’avis que cette disposition à caractère pénale porte « atteinte de manière disproportionnée au droit de librement manifester » sa religion ajoutant que « la France n’a pas suffisamment expliqué en quoi l’interdiction du port de ce vêtement était nécessaire ».</p>
<p>Malgré les arguments de l’État « selon lesquels l’interdiction de dissimuler le visage était nécessaire et proportionnée pour des raisons de sécurité et visait à assurer le respect du principe du “vivre ensemble” dans la société », le comité a estimé que l’interdiction généralisée du niqab était une mesure trop radicale qui ne « protégeait » pas les femmes mais qui avait pour effet de « les marginaliser en les confinant chez elles en leur fermant l’accès aux services publics ».</p>
<p>Le Président du comité à souligné que les décisions (niqab) : « ne portent pas atteinte au principe de laïcité et ne visent pas à promouvoir une coutume, que nombreux au sein du Comité, y compris moi-même, considérons comme une forme d’oppression contre les femmes. Il a expliqué au contraire que ces décisions représentent la position du Comité selon laquelle une interdiction généralisée à caractère pénal ne permet pas d’assurer un équilibre raisonnable entre l’intérêt général et les libertés individuelles. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Le comité avait déjà constaté une violation de la liberté religieuse d’une ex-employée d’une crèche en août 2018</b></p>
<p><a href="http://adm1.unblog.fr/files/2018/10/baby-loup-voile-.jpg" rel="lightbox[928]"><img class="alignnone size-medium wp-image-930" alt="baby loup voile" src="http://adm1.unblog.fr/files/2018/10/baby-loup-voile--300x150.jpg" width="300" height="150" /></a></p>
<p>Le Comité des droits de l’homme avait déjà constaté dans une décision ( CCPR/C/123/D/2662/2) une violation de la liberté religieuse d’une ex-employée de la crèche Baby-Loup, située à Chanteloup-les-Vignes, licenciée en août 2008 pour avoir « violé la politique du centre interdisant le port du voile islamique ».</p>
<p>Ce dernier avait, en effet, estimé que « le droit de l’employée à librement exprimer ses convictions religieuses » avait été violé ajoutant qu’elle avait a été victime d’une discrimination intersectionnelle basée sur le genre et la religion. Le Comité a été également d’avis que la politique de la crèche qui s’oppose à ce que de jeunes enfants soient éduqués par des femmes portant le voile pouvait conduire à la “stigmatisation d’une communauté religieuse”.</p>
<p>Le Comité indiquait également que la France a l’obligation, en sa qualité d’État partie, de « respecter en toute bonne foi les obligations qui découlent du Pacte et de son Protocole facultatif ».</p>
<p>Le président du Comité, s’appuyant sur l’article 18 du Pacte international des droits civils et politiques protégeant la liberté de conscience, a précisé que “Ces décisions ne portent pas atteinte au principe de laïcité et ne visent pas à promouvoir une coutume ». 1 <a title="" href="https://mail.google.com/mail/u/0/#m_-9157020092848109186__ftn1"><br />
</a></p>
<p>Ces décisions, sans précédent, sont les deux premières prises suite à des plaintes provenant de citoyens français et le comité attend d’ores et déjà que la France se positionne dans les 180 jours à venir sur les mesures prises afin de mettre en œuvre sa décision, concernant notamment la compensation des plaignantes et la prise de mesures visant à éviter que des cas similaires se reproduisent à l’avenir, y compris en révisant la loi incriminée.</p>
<p>ADM salut les décisions du Comité des droits de l’homme qui arrivent à point nommé, dans un contexte exacerbé par des tensions et des discours antimusulmans sur les médias. Cette disposition à caractère pénale, adoptée par la France, encourage, en effet, le racisme antimusulman et marginalise une partie de la population en raison de son appartenance religieuse.</p>
<p>Nous rappelons que la Déclaration Universelle des droits de l&rsquo;homme   et le Pacte internationnal relatif aux droits civils et politiques  ont été adoptés suite aux horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Depuis lors, la France a constamment occupé une place de premier rang quant à la protection et au respect de ces droits les plus fondamentaux. Dans un monde de plus en plus instable, seul le respect de ces derniers viendra à bout des conflits.</p>
<p>Cela n’est pas sans nous rappeler ce que le Haut-commissaire, Monsieur Zeid Ra’ad Al-Hussein, a pu dire au court de son mandat aux Nations Unies : « Les violations des droits de l’homme d’aujourd’hui sont les conflits de demain ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>ADM Action Droits des Musulmans</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div>
<p>1 France : l’interdiction du niqab viole la liberté de religion de deux musulmanes GENEVE. (23 octobre 2018)</p>
</div>
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		<title>Projet de loi antiterroriste : cinq mesures adoptées par le Sénat qui suscitent des critiques</title>
		<link>http://adm1.unblog.fr/2017/07/20/projet-de-loi-antiterroriste-cinq-mesures-adoptees-par-le-senat-qui-suscitent-des-critiques/</link>
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		<pubDate>Thu, 20 Jul 2017 10:12:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[adm1]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[articles et presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Projet de loi antiterroriste : cinq mesures adoptées par le Sénat qui suscitent des critiques &#160; Par franceinfo – France Télévisions le 20/07/2017 &#124; 06:10 &#171;&#160;C&#8217;est une vraie régression des droits&#160;&#187;, lance Nicolas Krameyer, porte-parole de l&#8217;associationAmnesty International France. Le projet de loi antiterroriste, adopté par le Sénat dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 juillet, provoque l&#8217;ire de certaines associations [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<header>
<h1>Projet de loi antiterroriste : cinq mesures adoptées par le Sénat qui suscitent des critiques</h1>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://adm1.unblog.fr/files/2017/07/etat-durgence-manif-.jpg" rel="lightbox[674]"><img class="alignnone size-medium wp-image-675" alt="Etat d'urgence manif" src="http://adm1.unblog.fr/files/2017/07/etat-durgence-manif--300x169.jpg" width="300" height="169" /></a></p>
<section>
<div>Par franceinfo – France Télévisions</div>
<p>le 20/07/2017 | 06:10</p>
</section>
</header>
<section><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est une vraie régression des droits&nbsp;&raquo;</em>, lance Nicolas Krameyer, porte-parole de l&rsquo;association<a href="https://www.amnesty.fr/" target="_blank">Amnesty International France</a>. Le projet de loi antiterroriste, <a href="http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/etat-d-urgence-en-france/le-senat-adopte-le-tres-controverse-projet-de-loi-antiterroriste_2290065.html" target="_blank">adopté par le Sénat</a> dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 juillet, provoque l&rsquo;ire de certaines associations et syndicats. Ce projet de loi, qui sera examiné à l&rsquo;Assemblée nationale à la rentrée, est censé renforcer<em> &nbsp;&raquo;la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme&nbsp;&raquo;</em>, assure l&rsquo;exécutif. Il inscrit dans le droit commun une partie des mesures prises lors de <a href="http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/etat-d-urgence-en-france/">l&rsquo;état d&rsquo;urgence</a>, instauré après les attentats de 2015. Franceinfo vous explique pourquoi certaines dispositions de ce texte sont controversées.</p>
<h2>Les assignations à résidence et les perquisitions administratives</h2>
<p><strong>De quoi s&rsquo;agit-il ? </strong>L&rsquo;état d&rsquo;urgence permettait déjà au préfet d&rsquo;assigner des personnes à résidence après en avoir avisé le procureur, <em>&laquo;&nbsp;lorsqu&rsquo;il existe des raisons sérieuses de penser qu&rsquo;elles constituent des menaces pour la sécurité et l&rsquo;ordre publics&nbsp;&raquo;</em>. Cette possibilité est désormais inscrite dans la loi, sous le nom de &laquo;&nbsp;mesures individuelles de surveillance&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Ces assignations se limitent à la commune de résidence de la personne visée et non plus à son domicile. Elles durent trois mois, renouvelables si l&rsquo;autorité administrative est en mesure d&rsquo;apporter de nouveaux éléments. L&rsquo;application des dispositions permettant de prendre ces mesures a été limitée dans le temps, au 31 décembre 2021, par les sénateurs.</p>
<p>Aussi, les perquisitions administratives, rebaptisées &laquo;&nbsp;visites et saisies&nbsp;&raquo;, pourraient de nouveau être autorisées par un juge judiciaire.</p>
<p><strong>Ce qui peut poser problème. </strong>Avant la mise en place de l&rsquo;état d&rsquo;urgence, c&rsquo;était le juge d&rsquo;instruction ou le juge de privation des libertés qui décidait d&rsquo;assigner, ou non, une personne à résidence. <em>&laquo;&nbsp;Cela permettait de se protéger contre l&rsquo;arbitraire de l&rsquo;administration</em>, pointe Katia Dubreuil, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature. <em>On est en train d&rsquo;outrepasser le principe de séparation des pouvoirs.&nbsp;&raquo; </em>La magistrate est formelle : dès qu&rsquo;une mesure restreint la liberté, il faut passer par une autorité indépendante, l&rsquo;autorité judiciaire. Même constat pour les perquisitions administratives, <em>&laquo;&nbsp;des mesures d&rsquo;exceptions introduites dans le droit commun&nbsp;&raquo;</em>.<em>&laquo;&nbsp;</em><i>Elles sont uniquement à la main de l’administration alors qu’elles sont restrictives des libertés&nbsp;&raquo;</i>, conclut Katia Dubreuil.</p>
<p>Les assignations à résidence ordonnées par le préfet sont parfois justifiées par des notes blanches, documents anonymes et pas toujours très précis, rédigés par les services de renseignement. <em>&laquo;&nbsp;On enferme donc des gens sur la base de soupçons et de critères qui sont très flous</em>, explique Katia Dubrueil. <em>On ne précise pas d&rsquo;où viennent ces informations ce qui peut être problématique.&nbsp;&raquo; </em>Les assignations décidées par les juges découlent d&rsquo;une instruction.</p>
<p>Sihem Zine, la présidente de l&rsquo;association <a href="http://adm1.unblog.fr/" target="_blank">Action droits des musulmans</a>, qui assiste les personnes assignées à résidence, explique que certains personnes ont fait les frais de ces notes blanches.<em>&laquo;&nbsp;Nous les avons analysées dans le cadre d&rsquo;un suivi : ce ne sont que des allégations, des faits peu précis avec des erreurs </em><em>d&rsquo;appréciations.&nbsp;&raquo; </em>Elle ne mâche pas ses mots pour évoquer un système absurde, <em>&laquo;&nbsp;plein d&rsquo;amateurisme&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<h2>La fermeture administrative des lieux de culte</h2>
<p><strong>De quoi s&rsquo;agit-il ?</strong> Le ministère de l&rsquo;Intérieur et le préfet peuvent ordonner la fermeture provisoire d&rsquo;un lieu de culte au sein duquel des propos constituant <em>&laquo;&nbsp;</em><em>une provocation à la haine ou à la violence ou une provocation à la commission d&rsquo;acte de terrorisme ou faisant l&rsquo;apologie de tels actes&nbsp;&raquo;</em> sont tenus. Cette mesure avait été prise durant l&rsquo;état d&rsquo;urgence. Le texte de loi prévoit de limiter cette fermeture à six mois maximum. Un délai de 48 heures avant la fermeture doit être respecté, de quoi permettre au gestionnaire du lieu de culte de déposer un recours suspensif sous certaines conditions auprès du tribunal administratif.</p>
<p><strong>Ce qui peut poser problème.</strong> Là aussi, les critères retenus par le législateur pour entraîner la fermeture des lieux de culte sont jugés trop flous. <em>&laquo;&nbsp;On peut fermer un endroit si n&rsquo;importe quel particulier qui fréquente les lieux tient des propos de provocation à la haine ou d&rsquo;apologie du terrorisme, même si cela ne vient pas du dirigeant de ce lieu&nbsp;&raquo;</em>, déplore Katia Dubreuil.</p>
<p>Pour Nicolas Krameyer, la notion même d&rsquo;apologie du terrorisme est problématique. <em>&laquo;&nbsp;On criminalise une opinion, aussi problématique soit-elle, et non une provocation directe à commettre un acte terroriste&nbsp;&raquo;</em>, déplore-t-il.<em> </em>Amnesty France estime que cette mesure peut entraîner deux restrictions : celle de la liberté d&rsquo;expression et celle de la liberté de religion. <em>&laquo;&nbsp;L</em><i>es lieux de culte où sont commis les actes délictueux ou criminels existent et nous disposons d&rsquo;un déjà arsenal judiciaire suffisant pour y faire face. Ces mesures n&rsquo;apporteront rien de supplémentaire, juste une surenchère sécuritaire permanente.&nbsp;&raquo;</i></p>
<h2>L&rsquo;instauration d&rsquo;un périmètre de protection</h2>
<p><strong>De quoi s&rsquo;agit-il ?</strong> Selon le texte de loi, un périmètre de protection peut être mis en place par le préfet. La loi prévoit que ce dernier peut le demander uniquement dans un lieu ou lors d&rsquo;un évènement susceptible d&rsquo;être exposé à un risque terroriste. Il est possible d&rsquo;organiser des opérations de filtrage ou de fouilles avec s&rsquo;il le faut l&rsquo;aide d&rsquo;agents de sécurité privée qui procèdent à des palpations. Les sénateurs ont renforcé les garanties relatives à la vie privée, professionnelle et familiale des personnes contrôlées au sein de ces périmètres.</p>
<p><strong>Ce qui peut poser problème. </strong>Pour la secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature, la définition mise en avant pour justifier cette mesure – <em>&laquo;&nbsp;d&rsquo;un évènement susceptible d&rsquo;être exposé à un risque terroriste&nbsp;&raquo;</em> – est encore une fois trop vague. <em>&laquo;&nbsp;N&rsquo;importe quel endroit répond à cette définition</em>, soupire Katia Dubreuil. <em>Dès qu&rsquo;il y a plus de trois personnes quelque part, il est possible de réaliser un acte terroriste.&nbsp;&raquo; </em>Même son de cloche du côté d&rsquo;Amnesty International : <em>&laquo;&nbsp;On a vu par le passé que certains préfets ne donnaient pas d&rsquo;éléments précis pour justifier l&rsquo;instauration de ce périmètre mais se contentaient de parler de risque de manière évasive&nbsp;&raquo;</em>, lance Nicolas Krameyer.</p>
<p>Un autre point abordé par la loi provoque des interrogations : celui de la formation des agents habilités à fouiller les badauds. <em>&laquo;&nbsp;Il pourra s&rsquo;agir de policiers municipaux et d&rsquo;agents de sécurité privée, qui ne disposent d&rsquo;aucune formation en la matière. Une étude d&rsquo;impact gouvernementale a montré qu&rsquo;ils ne disposaient pas de formation assez technique</em>, déplore la magistrate Katia Dubreuil. <em>Bien sûr le texte prévoit que ces opérations se déroulent sous le contrôle d&rsquo;un officier de police judiciaire, mais il ne pourra pas être derrière chaque personne qui contrôle, surtout sur des zones très étendues.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em></em>Ces fouilles ont déjà, lors de l&rsquo;état d&rsquo;urgence, compliqué l&rsquo;organisation de manifestations pour les syndicats. <em>&laquo;&nbsp;Avec l&rsquo;état d&rsquo;urgence, on pensait que cela ne durerait qu&rsquo;un temps mais désormais c&rsquo;est une mesure qui n&rsquo;est plus exceptionnelle</em>, soupire Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT. <em>L&rsquo;instauration de ce périmètre a déjà complexifié nos possibilité de nous rassembler, on pense que ça va continuer.&nbsp;&raquo; </em></p>
<h2>Les contrôles aux zones frontalières élargis</h2>
<p><strong>De quoi s&rsquo;agit-il ?</strong> Les forces de l&rsquo;ordre ont actuellement la possibilité d&rsquo;effectuer des contrôles d&rsquo;identité aux frontières, y compris dans les gares qui desservent des destinations internationales, sans justifier la raison de ceux-ci. Le périmètre dans lesquels ces contrôles peuvent être effectués a été élargi par le projet de loi de lutte antiterroriste. En cas de contrôle normal, rappelle le Syndicat de la magistrature, les forces de l&rsquo;ordre doivent pouvoir justifier les raisons de celui-ci. Ce qui n&rsquo;est pas le cas dans le cas d&rsquo;un contrôle aux frontières.</p>
<p><strong>Ce qui peut poser problème. </strong>&laquo;&nbsp;<em>Cela va permettre aux forces de l&rsquo;ordre de contrôler tout le monde sans aucune considération du comportement dans une zone donnée plus large</em>, explique Katia Dubreuil.<em> Ce qui était avant limité aux gares internationales sera étendu aux abords de celles-ci, ce qui ne devrait pas arranger les contrôles aux faciès abusifs.&nbsp;&raquo;</em></p>
<h2>La pérennisation du système de suivi des passagers aériens</h2>
<p><strong>De quoi s&rsquo;agit-il ?</strong> Le &laquo;&nbsp;Passenger Name Record&nbsp;&raquo; (PNR) est un fichier composé d&rsquo;informations, non vérifiées, transmises par les passagers aux transporteurs aériens. On peut y trouver le nom, le prénom, le numéro de téléphone ou encore des informations concernant les bagages des voyageurs. Soumis au vote du Parlement européen le 14 avril 2016 et adopté, il doit être transposé par les parlements nationaux pour être effectif. Le projet de loi validé par le Sénat pérennise donc ce système de suivi des passagers aériens et autorise la création d’un nouveau traitement automatisé de données à caractère personnel pour les voyageurs de transports maritimes.</p>
<p><b>Ce qui peut poser problème.</b> La Commission nationale de l&rsquo;informatique et des libertés (Cnil), autorité administrative indépendante, est chargée de vérifier que l&rsquo;informatique ne porte pas préjudice aux droits et libertés des citoyens. La Cnil regrette, dans une note sur le projet de loi publiée le 11 juillet, de ne pas avoir été consultée sur ce point. <i>&laquo;&nbsp;Indépendamment de l’obligation juridique de recueillir l’avis de la Cnil</i><i>, l’importance des questions soulevées par diverses dispositions, du point de vue du droit au respect de la vie privée et à la protection des données personnelles, aurait dû, par elle-même, justifier la consultation de la Cnil&nbsp;&raquo;</i>, a déploré l’instance. Elle rappelle que ce projet relève <i>&laquo;&nbsp;d&rsquo;un type de traitement de grande ampleur, susceptible d’avoir une incidence majeure sur le droit au respect de la vie privée&nbsp;&raquo;. </i></p>
<p>Un constat partagé par Katia Dubreuil : <em>&laquo;&nbsp;</em><i>Ce sont des mesures de fichage, massif et l’ensemble des déplacements des citoyens sont concernés sur des durées très longues. C’est un fichier de population qui nous paraît trop large dans sa nature.&nbsp;&raquo;  </i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><i>http://mobile.francetvinfo.fr/monde/terrorisme-djihadistes/projet-de-loi-antiterroriste-cinq-mesures-adoptees-par-le-senat-qui-suscitent-des-critiques_2290487.html#xtref=https://www.google.fr/ </i></p>
</section>
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		</item>
		<item>
		<title>Témoignage: Fayçal, du Jihad en Syrie à la désillusion</title>
		<link>http://adm1.unblog.fr/2017/03/04/temoignage-faycal-du-jihad-en-syrie-a-la-desillusion/</link>
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		<pubDate>Sat, 04 Mar 2017 08:17:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[adm1]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[articles et presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Fayçal, du Jihad en Syrie à la désillusion Faycal* aura passé plus d’un an et demi en Syrie. Responsable de la distribution de la nourriture au sein de groupes rebelles, son témoignage inédit éclaire le fonctionnement interne des factions de combattants ainsi que le quotidien et la désillusion de nombreu·ses·x Tunisien·nes. Pour raconter son histoire, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
<div>
<h1>Fayçal, du Jihad en Syrie à la désillusion</h1>
<p>Faycal* aura passé plus d’un an et demi en Syrie. Responsable de la distribution de la nourriture au sein de groupes rebelles, son témoignage inédit éclaire le fonctionnement interne des factions de combattants ainsi que le quotidien et la désillusion de nombreu·ses·x Tunisien·nes.</p>
<div></div>
</div>
<div>Pour raconter son histoire, Fayçal prend ses précautions. Il n’accepte de parler qu’en-dehors de son quartier, dans un café discret. Le jeune homme n’a pas encore 30 ans. De forte corpulence, il a un visage doux et arbore un sourire gêné. Méfiant, il regarde constamment autour de lui. Après avoir passé plus d’un an en Syrie, il est retourné chez ses parents. Depuis, il ne sort presque plus de chez lui et se sent surveillé en permanence.</div>
</div>
<div>
<div>Né au sein d’une famille assez aisée de la classe moyenne, Fayçal grandit dans un quartier populaire. Employé dans l’entreprise de ses parents, il est indépendant financièrement et a une vie stable.</div>
<div>Après la révolution, son <em>“entourage”</em> qu’il juge conservateur, l’incite à se tourner vers la religion. Il se met à fréquenter la mosquée du quartier et assiste aux <em>“dourous”</em>, des cours de théologie prodigués par l’imam. Comme dans les médias ou sur les réseaux sociaux, le conflit syrien y est constamment abordé et Fayçal commence à s’y intéresser. <em>“Des femmes, des enfants massacrés, c’est impossible de rester insensible”,</em>se souvient-il. <em>“Beaucoup de jeunes sont partis, persuadés de devoir aider leurs frères sunnites”.</em></div>
<div>LE DÉPART</div>
</div>
<div>
<div>En 2013, Fayçal a 24 ans. Depuis des mois, il assiste au départ de ses amis, partis combattre en Syrie. De plus en plus tiraillé par le désir d’accomplir son jihad, il décide de les rejoindre. <em>“Les mouvements salafistes, internet, les amis partis, la situation en Syrie, les problèmes personnels…”,</em>autant de raisons qui le poussent à partir. Il espère aussi pouvoir <em>“gagner quelque chose, que ce soit dans cette vie ou dans l’au-delà”.</em></div>
<div>Sans rien dire à sa famille, il commence à organiser son départ et demande les <em>“contacts des passeurs”</em> à ses amis déjà sur place. Première étape : Istanbul.</div>
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<div><img id="m_5319663480408792668illustr1" alt="Témoignage: Fayçal, du Jihad en Syrie à la désillusion  dans articles et presse 1-jihad-syrie-retour-tunisie-inkyfada-1920" src="https://ci4.googleusercontent.com/proxy/URYVk-EbT7dFthESQYrDtBDQjQ9CvaTvcug7CaLQr-peLtVxRr493UvehYz4iBhUMH2-XP_z0xQhVKMH5GEkK8pBEzRhNZVcA6hS66pjHvFnlF33kGl1WtEEHeVsJCT28VTp31L-KOF2sj9nJ2sQk329I6c=s0-d-e1-ft#https://inkyfada.com/wp-content/uploads/2018/08/1-jihad-syrie-retour-tunisie-inkyfada-1920.jpg" width="100%" height="auto" /></div>
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<div>Au contrôle de police de l’aéroport de Tunis-Carthage, l’agent chargé de tamponner son passeport le regarde longuement. <em>“Je sais que tu pars en Syrie, bon débarras !”,</em> lance-t-il à Fayçal. Une remarque qui ne laisse pas le jeune homme insensible. <em>“C’était très blessant. Après tout, j’aime mon pays”. </em></div>
<div>À Istanbul, Fayçal n’est pas inquiété, la Turquie est un pays accessible sans visa pour les Tunisien·nes. Mais le jeune homme est marqué par l’indifférence des autorités alors que des Tunisiens passent quotidiennement la frontière, dans le but évident de rallier les opposants de Bachar al-Assad.</div>
<div>Fayçal a pour instruction d’aller à Şanlıurfa, communément appelée Urfa, à 1300 kilomètres d’Istanbul, pour rejoindre le poste-frontière d’Akçakale. Là-bas, il retrouve un ami tunisien qui cherche lui aussi à traverser. Ensemble, ils rejoignent leur contact, un passeur syrien. Ce dernier glisse un billet au policier turc qui détourne la tête pendant leur passage.</div>
<div>De l’autre côté, en Syrie, un autre Tunisien les accueille et les emmène dans la nuit. Prochaine étape pour Fayçal : Deir Ezzour.</div>
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<div><img id="m_5319663480408792668illustr2" alt="2-jihad-syrie-retour-tunisie-inkyfada-1920 dans articles et presse" src="https://ci4.googleusercontent.com/proxy/3Dy4cRROggfgu617-IC5PsCJLOgmR0hsY6ZYfAWiwHTSk0lOfcjbUmIaL49xOheYDxO9FAoSD4Ht9_3TPgTXhpC3YadLtSWc6O0hlLzJ5fG2ethq30NfW2WYcpxdTgNygA7JJCbZApgBv18d-vRIfuoKVsk=s0-d-e1-ft#https://inkyfada.com/wp-content/uploads/2018/08/2-jihad-syrie-retour-tunisie-inkyfada-1920.jpg" width="100%" height="auto" /></div>
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<h2>LA MISE À L’ÉPREUVE</h2>
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<div>À cette époque, la ville de Deir Ezzour, située à 250 km au sud-est du poste-frontière d’Akçakale, est presque complètement sous le contrôle des opposant·es au régime de Bachar al-Assad. Le principal groupe rebelle est l’Armée syrienne libre (ASL) qui est alliée à différents groupes salafistes.</div>
<div>Fayçal décide de rejoindre les rangs de Jabhat al-Nosra, groupe affilié à al-Qaïda et qui compte de nombreux Tunisiens. Là, il se fera appeler <em>“Abou Islam”,</em> un surnom qui lui est attribué en hommage à un jeune originaire de la même ville que lui et <em>“tombé en martyr”</em>deux jours auparavant.</div>
<div>Au départ, il est placé dans un espace réservé aux nouveaux arrivants et que les combattants appellent <em>“l’accueil”.</em> Il devait y être traité comme un <em>“invité”</em> mais, dans les faits, il est en période d’essai. Les membres du groupe scrutent ses moindres faits et gestes. La méfiance règne.</div>
<div><em>“Je ne me suis pas entendu avec le groupe, surtout avec les Tunisiens”,</em> raconte Fayçal, <em>“entre l’image qu’ils se donnent dans leurs vidéos sur internet – celle des compagnons du prophète – et ce qu’ils sont vraiment, froids et calculateurs, il y a un fossé.”</em></div>
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<div><em>“C’est juste une ruse pour appâter les jeunes.”</em></div>
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<div>Au quotidien, il faut systématiquement obéir aux ordres. Le moindre écart est sanctionné, allant de la prison à l’exécution. <em>“Maintenant que tu es loin de chez toi, ils savent que tu ne pourras plus faire marche arrière”,</em> soupire Fayçal.</div>
<div>Sous la chaleur étouffante de la région désertique de Deir Ezzour, Fayçal préfère prévenir qu’il n’est pas fait pour les activités physiques. <em>“Je leur ai dit que j’étais gros et que je ne pouvais pas courir, surtout avec cette chaleur. Le sport ce n’est pas pour moi. Dès que je courais un peu, j’avais des irritations entre les cuisses”,</em>avoue-t-il, gêné.</div>
<div>Ses compagnons, <em>“surtout les Tunisiens”</em>, l’accablent. Ils l’accusent de prendre sa mission à la légère. Fayçal se sent jugé et ses relations avec Jabhat al-Nosra se dégradent. Il se tourne alors vers un autre groupe allié, Ahrar al-Cham.</div>
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<div><img id="m_5319663480408792668illustr3" alt="3-jihad-syrie-retour-tunisie-inkyfada-1920" src="https://ci5.googleusercontent.com/proxy/o0eACErG6akid_lJ_uWywobZ9eNlG1J9NIpVlp3oUxV5XKvp5lxfrCUgGHIn-UNLgAgZwfW2IPl9Bm02m5TogVXFiNaJZhuPRH1TxiEEqdbSFLpIIv2cQ697pD5F1c4hgyF7YLDw--U2StgV524Pf_MdDyI=s0-d-e1-ft#https://inkyfada.com/wp-content/uploads/2018/08/3-jihad-syrie-retour-tunisie-inkyfada-1920.jpg" width="100%" height="auto" /></div>
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<div>Au début, il est chargé d’exécuter de petites tâches logistiques. Administration, police, tribunaux, <em>“tout est organisé là-bas, comme dans un système étatique”,</em>détaille Fayçal.</div>
<div>Grâce aux réserves de pétrole, de gaz et au trafic d’armes, Deir Ezzour bénéficie d’une certaine suffisance économique. <em>“Il y avait plus de 120 puits contrôlés par des tribus locales et des factions rebelles”,</em> décrit Fayçal, <em>“cela génère des centaines de milliers de dollars par jour”.</em> Il affirme que l’Armée syrienne libre (ASL), principal groupe d’opposition à Bachar al-Assad, et ses alliés vendraient ce pétrole principalement à la Jordanie et à la Turquie, via des intermédiaires.</div>
<div>Grâce à cette prospérité économique, les couples et les familles vivant dans les quartiers des groupes rebelles disposent d’un logement gratuit et d’un soutien financier. Quant aux célibataires, ils reçoivent une <em>“maigre”</em> somme d’argent mensuelle de 10.000 livres syriennes, à peine 55 dinars tunisiens.</div>
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<h2>LA MENACE DAESH</h2>
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<div>Avec Ahrar al-Cham, Fayçal trouve sa place. Il s’occupe notamment de la distribution d’argent ou de nourriture. Lorsque Deir Ezzour est encerclé, il est même nommé <em>“Émir”</em> et a la responsabilité de gérer le blé, <em>“vital en temps de siège”</em>. En plus de cela, il s’occupe de la répartition des médicaments. <em>“L’Armée libre les récupère auprès du Croissant rouge puis les distribue aux autres factions (alliées)”</em>, décrit Fayçal.</div>
<div>Parmi les combattants, de nombreuses nationalités sont représentées. La plupart sont originaires de pays arabes comme la Tunisie, l’Irak, la Libye, l’Arabie Saoudite ou encore les pays du Golfe. Viennent ensuite les Tchétchènes, les Ouzbeks, les Tadjiks et quelques sunnites iraniens et, dans une moindre mesure, des Occidentaux, européens ou américains. <em>“Il y a même des jihadistes de Trinité-et-Tobago !”</em></div>
<div>Dans ce système, les Tunisiens, de par leur nombre, occupent des places importantes. Ils parviennent à occuper des positions-clés dans l’organisation militaire ou judiciaire. <em>“Certains sont magistrats, d’autres obtiennent des postes de commandement”,</em> détaille Fayçal, <em>“mais les autres – et ce sont les plus nombreux – font le sale boulot et attaquent les maisons.” </em></div>
<div>D’après son expérience, les Tunisiens sont <em>“détestés par les Syriens”,</em> qui les craignent et les évitent.</div>
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<div><em>“Beaucoup viennent de quartiers difficiles, ne sont pas scolarisés, ou sortent à peine de la délinquance. Imaginez-les avec des armes et du pouvoir.”</em></div>
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<div>Quand Fayçal arrive à Deir Ezzour, la situation est stable. L’Armée syrienne libre et les autres groupes rebelles cohabitent pacifiquement. Ils se partagent les différentes localités de la région. A cette époque, Daesh (État islamique en Irak et au Levant) est une faction jihadistes parmi d’autres.</div>
<div><em>“Quand Daesh est arrivé, les problèmes ont commencé”,</em>assure le jeune homme. <em>“Ils traitaient tout le monde de mécréant, ils n’avaient aucune pitié”,</em> se souvient-il.</div>
<div>Via Facebook ou Skype, il arrive à Fayçal de parler avec des Tunisiens ayant rejoint les rangs de Daesh. Le jeune homme dépeint ses concitoyens comme <em>“complètement sous le contrôle de (leur chef, Abou Bakr) al-Baghdadi”</em> et désormais <em>“incapables de raisonner par eux-mêmes”,</em> après avoir subi un <em>“lavage de cerveau”.</em></div>
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<div><em>“Ils n’ont pas hésité à tuer d’autres Tunisiens, dès lors qu’ils n’appartiennent pas à Daesh.”</em></div>
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<div><a href="https://abonnes.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/12/03/que-sait-on-de-la-production-de-petrole-controlee-par-l-ei-et-de-ses-destinations_4823291_3218.html" target="_blank" rel="noopener"><img alt="link-black" src="https://ci6.googleusercontent.com/proxy/8BVCxS0Fb8TYVQqU4XDYbuQCet0iZDXlSr6Tx32JR7CpNHMmsvREciSraJYzhPWs4n0VVo6bOEJexK0LvTKYiZAe5wlPKbzA78jWnx7e-pAoyaQsaTzxPZFP4g=s0-d-e1-ft#https://inkyfada.com/wp-content/themes/inky/assets/img/link-black.png" /></a> Que sait-on de la production de pétrole contrôlée par l’EI et de ses destinations ?</div>
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<div>Peu à peu, Fayçal voit Daesh gagner du terrain. À Deir Ezzour, le groupe s’empare de plusieurs quartiers et de quelques puits de pétrole. <em>“Il arrivait que le pétrole et le gaz soient vendus au régime syrien”,</em> ajoute Fayçal, <em>“on pouvait voir leurs gros camions-citernes circuler en toute liberté sur le territoire”</em>.</div>
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<div>Daesh finit par déclarer la guerre aux rebelles. Des combats éclatent entre cette organisation et une coalition composée de l’Armée syrienne libre et de factions salafistes comme Jabhat al-Nosra, Al Jabha al-islamiyya et Ansar al-Cham. Une bataille qui durera plusieurs mois.</div>
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<div><em>“C’était un massacre. Des combats d’une férocité qui dépassent ceux contre l’armée du régime. Et c’est Daech qui a gagné.”</em></div>
<div>                                                                 LA FUITE</div>
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<div>Après cette défaite, Fayçal s’enfuit précipitamment de la ville avec les autres survivants, au sein d’un convoi de plusieurs centaines de véhicules. <em>“La fuite de Deir Ezzour était un véritable cauchemar”,</em>dépeint Fayçal, <em>“on était complètement encerclés”.</em></div>
<div>Le convoi devient rapidement la cible de tirs. D’un côté, les combattants de Daesh qui les poursuivent depuis Deir Ezzour. De l’autre, les forces du régime de Bachar al-Assad qui leur tendent une embuscade à l’entrée de Deraa, dans le sud de la Syrie. <em>“Les balles fusaient et les hélicoptères nous survolaient avec leurs torches allumées. Ils nous tiraient dessus avec des gros calibres et des roquettes”,</em> raconte Fayçal. Cette nuit-là, plus de 200 hommes meurent.</div>
<div>À Deraa, les conditions sont plus difficiles qu’à Deir Ezzour. La ville est au cœur des combats entre les forces du régime et les rebelles. Les batailles se font quartier par quartier. <em>“Il fallait faire des trous dans les murs des maisons pour passer d’un endroit à un autre et échapper aux snipers”,</em> se souvient-il.</div>
<div>Fayçal n’est pas un combattant. Il assure d’ailleurs n’avoir jamais tué personne. <em>“Ils auraient pu m’envoyer au combat, mais je n’avais pas le physique, du coup ils me donnaient d’autres tâches”,</em>précise-t-il. Pour lui, il y a très peu de choses à faire à Deraa, une ville en plus grande difficulté économique que Deir Ezzour. <em>“Ici, les principales sources de revenus sont l’agriculture et le commerce des armes”,</em> explique-t-il. Fayçal aide ponctuellement les combattants, effectue des rondes de surveillance.</div>
<div>Dans cette ville, le jeune homme assiste à des massacres qu’il peut à peine évoquer. <em>“L’armée de Bachar a fait des choses horribles aux citoyens. En se retirant d’un quartier, ils perpétraient des massacres organisés. Ils torturaient, violaient des femmes, égorgeaient des vieillards et même des enfants…”</em></div>
<div>Selon lui, le régime n’affronte presque jamais frontalement les forces rebelles. Il préférerait bombarder les populations pour pousser les civils à se révolter. Le but ? <em>“Que le citoyen ait envie de regretter la révolution. Qu’il se dise que c’était mieux avant.”</em></div>
<div>Fayçal affirme qu’à plusieurs reprises, alors qu’ils faisaient face à l’armée du régime, les combattants rebelles se faisaient attaquer par Daesh par derrière. <em>“Impossible de savoir qui est avec qui, tu ne peux faire confiance en personne. Il faut être un loup parmi les loups”</em>.</div>
<div>Fayçal note également que l’Armée syrienne libre aurait noué des liens étroits avec les renseignements militaires jordaniens, dont la frontière est à quelques kilomètres de Deraa. Il affirme que les Jordaniens permettaient à des officiers de l’ASL d’avoir accès à une <em>“base américaine”</em>, établie en Jordanie. Ce lieu leur permettait de <em>“s’entraîner et de recevoir de l’aide logistique”</em>. Ses propos ont été plus tard confirmés par des combattants de l’ASL ayant bénéficié de ce type d’entraînement.</div>
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<div><a href="https://www.cairn.info/resume.php?download=1&amp;ID_ARTICLE=OUTE1_044_0226" target="_blank" rel="noopener"><img alt="link-black" src="https://ci6.googleusercontent.com/proxy/8BVCxS0Fb8TYVQqU4XDYbuQCet0iZDXlSr6Tx32JR7CpNHMmsvREciSraJYzhPWs4n0VVo6bOEJexK0LvTKYiZAe5wlPKbzA78jWnx7e-pAoyaQsaTzxPZFP4g=s0-d-e1-ft#https://inkyfada.com/wp-content/themes/inky/assets/img/link-black.png" /></a> Comment gérer le conflit syrien depuis la Jordanie ?</div>
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<div>Avant chaque décision militaire importante, Fayçal affirme aussi que l’Armée syrienne libre demandait l’accord des renseignements jordaniens. <em>“C’était un sujet de tension avec les autres factions, surtout les groupes islamistes qui interdisent de traiter avec ‘ces gouvernements de mécréants’”.</em>Pour Fayçal, cette attitude des combattants salafistes est contradictoire car, quand ils en ont besoin, ils n’hésitent pas à utiliser les armes et le soutien logistique de ces mêmes gouvernements.</div>
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<div>Toujours selon son témoignage, les Turcs auraient le même rôle dans le nord de la Syrie. <em>“C’est d’ailleurs par cette frontière que tout le monde entre et sort”,</em>affirme-t-il, <em>“Les blessés aussi, qu’ils soient de Daesh ou d’autres factions, vont se faire soigner dans des hôpitaux turcs.”</em></div>
<div>Face à toutes ces imbrications, intérêts ou soupçons de collaborations, le jeune Tunisien a de plus en plus l’impression que les enjeux et les motivations de chacun lui échappent. Ce qu’il découvre en Syrie dépasse largement ce qu’on lui avait promis avant son départ de Tunisie.</div>
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<div><img id="m_5319663480408792668illustr4" alt="4-jihad-syrie-retour-tunisie-inkyfada-1920" src="https://ci5.googleusercontent.com/proxy/AZnacOQRpEyTToT0UEtq0o5lVteWNE_yJp_lIJrG9ROve0TVq3VvCN_tVHlgq2ixx2LILyAFxEQL75EM8rlgk_b4lsNMESF_lYzHKvarC0NLotAn8kPXrhi3zMqmJAnCh7vPx5Cnt7qxzLWiYXSJNd0s2oI=s0-d-e1-ft#https://inkyfada.com/wp-content/uploads/2018/08/4-jihad-syrie-retour-tunisie-inkyfada-1920.jpg" width="100%" height="auto" /></div>
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<h2>LA DÉSILLUSION</h2>
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<div>À force, Fayçal ne se sent plus à sa place et se demande ce qu’il fait là. <em>“Tu pars pour faire le jihad au nom d’Allah, mais ce n’est pas ça du tout. Tu pars pour sauver des gens, pas pour les tuer…. Je ne voulais pas faire ça.”</em></div>
<div>Le jeune homme se sent dépassé par les évènements, dans un pays étranger dont il ne maîtrise pas la complexité. <em>“On vient me dire, celui-ci est chiite, celui-là est un traître… Tu ne peux ni vérifier, ni les contredire, c’est trop dangereux !”,</em>s’exclame-t-il.</div>
<div>Un soir, son groupe est chargé d’une mission particulière. Un homme est accusé d’avoir enlevé une femme et des enfants pour le compte du régime. <em>“Ceux qui étaient avec moi l’ont tué et se sont emparés d’un coffre-fort”,</em>raconte Fayçal. Plus tard, il apprend par hasard que la victime était un vendeur d’or et que le seul but de cette expédition était de récupérer ses richesses.</div>
<div><em>“J’ai senti qu’on se foutait de nous”</em>, s’énerve Fayçal, <em>“Tout ce que je voyais et entendais me faisait douter encore plus chaque jour”.</em> Pour lui, les motivations crapuleuses de la plupart des factions et de leurs émirs deviennent une évidence.</div>
<div>Fayçal envisage alors de tout abandonner et de retourner en Tunisie, malgré les risques que représente une désertion. Le jeune homme ne peut faire confiance en personne. <em>“Si tu dis que tu envisages de partir, on commence à te mettre sur des missions dangereuses où tu es sûr de mourir…”</em></div>
<div>Plusieurs fois, Fayçal assiste à des exécutions sommaires de combattants étrangers. Il est certain que ces victimes voulaient déserter. <em>“Tu ne peux même pas te confier à un autre Tunisien”,</em>assure-t-il, <em>“Il va croire qu’en rentrant, tu vas donner son nom ou compromettre ses positions”.</em>Lui sait très bien qu’en rentrant en Tunisie, il risque d’être poursuivi, emprisonné et torturé. Mais sa décision est prise.</div>
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<div><em>“Je préférais être en prison en Tunisie que continuer à vivre comme ça”</em></div>
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<div>Au cours de ces mois passés en Syrie, Fayçal arrive à avoir régulièrement sa famille au téléphone en utilisant les réseaux irakien et jordanien. Mais les conversations sont douloureuses tant pour lui que pour ses proches. À force, le jeune homme fait le choix de ne plus les appeler, <em>“pour ne plus les entendre pleurer”.</em></div>
<div>C’est plusieurs semaines après leur dernière conversation que Fayçal décide de les recontacter, pour organiser son départ. Mais d’abord, il doit réussir à sortir de Deraa.</div>
<div>                                                               LE RETOUR</div>
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<div><em>“La route de Deraa est complètement barrée. Entre Daesh d’un côté et le gouvernement de l’autre, c’est difficile de s’enfuir”.</em> Fayçal tente de trouver une solution pour quitter cette forteresse.</div>
<div>Il confie à son ami syrien originaire de Deir Ezzour, qu’il veut monter à Alep, près de la frontière Turque. <em>“Je ne lui ai pas dit que je voulais partir, mais il a très bien compris“,</em>précise Fayçal. Celui qu’il considère comme son frère lui trouve une solution rapidement. Un contrebandier de pétrole a aménagé un espace dans le réservoir de son camion citerne et s’en sert pour transporter des personnes clandestinement.</div>
<div>Les amis de Fayçal lui organise ainsi son départ et le jeune homme part en direction d’Alep, caché à l’arrière du camion.</div>
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<div><img id="m_5319663480408792668illustr5" alt="5-jihad-syrie-retour-tunisie-inkyfada-1920" src="https://ci5.googleusercontent.com/proxy/TOlQmEnvqELCqW1ufLw70irIr-2I7UysX3vexUbwkOvo_vuUrsLNqic6Ieb7qrcj6-Sv_1QhBB11b3jBf-qdLKQMVdPJGqjsJtk3bJCmtb-SCOgLvAcdDo9E7irSEcRw4sfDssNmvixbBkd01l0E_NbXivM=s0-d-e1-ft#https://inkyfada.com/wp-content/uploads/2018/08/5-jihad-syrie-retour-tunisie-inkyfada-1920.jpg" width="100%" height="auto" /></div>
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<div>Le trajet dure plusieurs jours. Le camion fait de nombreux arrêts et détours pour éviter les checkpoints de l’armée du régime et les contrôles des factions. Il faut aussi prendre quelques pauses pour pouvoir se reposer et se ravitailler. Des bédouins vivant sous des tentes les accueillent généreusement mais la plupart sont acquis à la cause de l’État islamique. <em>“Je me suis fait passer pour un déserteur de Jabhat al-Nosra qui cherchait à rejoindre Daesh”,</em> explique Fayçal. C’est le seul moyen de s’en sortir vivant.</div>
<div>Fayçal finit par arriver à Alep, où il séjourne moins d’un mois, le temps d’organiser sa fuite. Rapidement, il se retrouve livré à lui-même. En tant qu’étranger, il a du mal à trouver où se loger. <em>“Les Syriens ont leur maison mais personne ne s’occupe des étrangers. J’ai dormi plusieurs fois sous un olivier, mais aucun responsable ne s’inquiétait de mon sort. Pour eux, les étrangers viennent pour mourir”.</em>Finalement, Fayçal trouve le moyen de quitter Alep. Un autre ami syrien lui vient en aide et organise son exfiltration. Un contact turc pourra ensuite l’héberger de l’autre côté de la frontière. Pour s’y rendre, Fayçal commence par prendre un bus jusqu’à Azaz, à une heure de route au nord d’Alep. Le reste du trajet doit se faire à pieds, sur des chemins escarpés.</div>
<div>Le plus grand risque pour lui se trouve au niveau d’une zone tampon qui commence 500 mètres avant et se poursuit 500 mètres après la frontière. La zone est contrôlée par l’armée turque. Pour Fayçal, le calcul est simple. <em>“Soit je meurs, soit je passe”.</em></div>
<div>Au moment où il tente de traverser, une patrouille turque fait sa ronde. <em>“Je me suis jeté à terre et j’ai retenu ma respiration, priant pour qu’ils ne me voient pas”.</em>Heureusement pour Fayçal, il fait trop sombre pour que les militaires le remarquent. Quelques minutes plus tard, le jeune homme franchit enfin la frontière. C’est un soulagement.</div>
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<div><img id="m_5319663480408792668illustr6" alt="6-jihad-syrie-retour-tunisie-inkyfada-1920" src="https://ci3.googleusercontent.com/proxy/njAGrMByrmN_m83Q_yp7SIYJdLqI7nt8Ep1b4hkiSkDJiL41RzrgG5eHfWICMptIIellaDjunUoIimauxBfW4TCXN2JiMF16pgoiDktdD6rBCm0skpYtjCzQAw393XurMH3Qn44QNcGx_NnAPSzTfkjjcpQ=s0-d-e1-ft#https://inkyfada.com/wp-content/uploads/2018/08/6-jihad-syrie-retour-tunisie-inkyfada-1920.jpg" width="100%" height="auto" /></div>
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<div>Il marche ensuite pendant quelques kilomètres jusqu’au premier village frontalier d’où il peut prendre un bus à destination de Gaziantep. Là-bas, son contact turc l’attend. <em>“J’ai pu me reposer un peu et aller chez lui pour prendre une douche puis j’ai appelé mon frère”.</em></div>
<div>Ce dernier est déjà au courant de la désertion de Fayçal. Ils décident de se retrouver à Istanbul. Pour cela, Fayçal doit prendre un autre bus qui fait la liaison entre Gaziantep et Istanbul, à 1200 km de là. Le trajet doit durer près d’une journée.</div>
<div>Au niveau d’un barrage de police, le bus s’arrête. Contrôle d’identité. Fayçal est terrifié à l’idée de se faire débusquer. Il ne comprend pas un mot de turc. Miraculeusement, l’agent ne le remarque pas et préfère contrôler son voisin. Le jeune tunisien a du mal à y croire. La chance lui sourit encore.</div>
<div>Arrivé à destination, il s’installe dans une auberge et attend son frère. <em>“Il est resté quelques jours, m’a donné de l’argent puis est reparti”.</em></div>
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<div><em>“À ce moment-là, j’ai vraiment hésité”,</em> se souvient Fayçal, <em>“Fallait-il retourner en Tunisie, rester en Turquie ou m’enfuir dans un autre pays, en Europe ?”.</em></div>
<div>                                          RETOURNER CHEZ SOI ?</div>
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<div>Mais Fayçal se résigne et prend l’avion pour la Tunisie. Il a pu garder son passeport et sa carte d’identité avec lui, contrairement à beaucoup d’autres étranger·es qui se font confisquer leur passeport dès leur arrivée en Syrie, pour les empêcher de repartir.</div>
<div>Lorsque Fayçal atterrit à l’aéroport de Tunis-Carthage, les autorités l’attendent. Il avoue directement revenir de Syrie. <em>“J’ai été franc tout de suite, du coup ils ne m’ont pas frappé”,</em> dit-il avec un petit sourire.</div>
<div>Le jeune homme est arrêté. À la brigade antiterroriste d’El Gorjani les agents sont moins cléments. <em>“Mais je m’y étais préparé”,</em>reconnaît Fayçal, <em>“je connais mon pays et je sais bien qu’on n’est pas en Europe pour qu’ils respectent les droits de l’Homme”.</em></div>
<div>Fayçal est ensuite transféré dans le centre de détention de Bouchoucha où il subit aussi des violences. <em>“Je ne sais pas si c’est leur système, mais il y a deux agents. L’un te parle gentiment et l’autre te donne une raclée”,</em>décrit-il. <em>“J’ai été honnête et j’ai tout raconté”.</em> Les policiers veulent les noms des Tunisiens qu’il a pu côtoyer mais, pour la plupart, le jeune homme ne connaît que leurs surnoms. <em>“Ils ne voulaient pas me croire, mais je n’allais pas inventer des noms !”.</em></div>
<div>Il passe quatre jours au centre de détention avant de passer devant le juge. Dès qu’il le voit, ce dernier lui lance <em>“tu reviens de Syrie, pour toi, c’est la prison direct !”</em>. De nombreuses charges sont retenues contre Fayçal : <em>“Il m’a accusé de mille choses… je n’ai même pas pu lire avant de signer, il a écrit ce qu’il voulait”.</em> Malgré toutes les charges qui pèsent contre lui, son avocat réussit plaider sa cause et à le faire libérer, en attendant sa prochaine audition.</div>
<div>Au bout de la troisième audition, le juge décide finalement de ne pas entamer de poursuites. <em>“Je n’ai rien à me reprocher en Tunisie. Ici, je n’ai jamais eu aucun problème, je travaillais, je menais une vie tranquille”,</em> dit-il. Le fait que Fayçal n’ait pas vraiment combattu, qu’il ait accepté de raconter toute son histoire et de collaborer dès son arrivée a dû jouer en sa faveur.</div>
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<div><img id="m_5319663480408792668illustr7" alt="7-jihad-syrie-retour-tunisie-inkyfada-1920-1" src="https://ci3.googleusercontent.com/proxy/evcuTgFtL1aWH0tCXoRhyPQIeBTV2iViXonlY6njWsWX2YYkhOozyW085h55bSIQ2Y25u42y-Lt2LMsTLTLWjpenUMCP8THU0qAutglq9QRky7bGMjEBlX4I08-juodZFj0M8dNNYec1Sat-pyNdZanZDvr7ZA=s0-d-e1-ft#https://inkyfada.com/wp-content/uploads/2018/08/7-jihad-syrie-retour-tunisie-inkyfada-1920-1.jpg" width="100%" height="auto" /></div>
<div>
<div>Fayçal est ainsi retourné vivre chez ses parents. Pendant un mois, il ne sort pas de sa chambre. Il se doute bien qu’il est surveillé et que son téléphone est mis sur écoute, mais cela lui importe peu. <em>“À part ma famille, je ne parle plus à personne de toute façon”.</em></div>
<div>Il a tout de même reçu la visite d’un <em>“bon ami, un frère”.</em> Mais rapidement, le jeune homme se rend compte qu’il n’est pas venu pour prendre de ses nouvelles, mais plutôt pour l’interroger. <em>“Il m’a demandé avec quel groupe j’étais, pourquoi j’étais revenu… ”,</em> raconte Fayçal. Cet ami n’apprécie pas le discours de Fayçal et ses critiques contre Daesh. Pour lui, Fayçal n’a pas accompli son devoir religieux et est probablement un espion. Pour d’autres, il est un dangereux terroriste.</div>
<div>À présent, Fayçal regrette d’être parti, reconnaissant les lourdes conséquences sur sa vie. <em>“J’ai compromis mes chances pour travailler, me déplacer et même me marier”,</em> soupire-t-il. Mais en même temps, le jeune homme se dit <em>“heureux”</em> d’avoir découvert la réalité cachée derrière la promesse du jihad et l’hypocrisie de certains. <em>“Je suis toujours pratiquant, c’est important pour moi, mais cette expérience m’a permis d’ouvrir les yeux”.</em></div>
<div>Au quotidien, Fayçal est régulièrement dévisagé par des habitant·es de son quartier. <em>“Les gens m’évitent et personne ne me parle. J’ai l’impression qu’ils auraient préféré que je meurs là-bas”.</em></div>
<div>Le jeune homme n’est pas étonné de ces critiques. Pour lui, elles sont la preuve que les médias et la société <em>“ne cherchent pas à comprendre ce qu’il peut se passer”</em> dans la tête de ces Tunisiens, si nombreux à partir. Il insiste sur l’importance d’établir un dialogue, particulièrement <em>“avec les jeunes en marge de la société”,</em> et la nécessité de se poser les bonnes questions. <em>“Ce ne sont pas tous des terroristes sanguinaires”. </em></div>
</div>
<div>
<div><em>“Quand on dit qu’il faut les emprisonner ou les tuer, on ne fait qu’attiser la violence”</em></div>
</div>
<div>
<div>Pour Fayçal, il faut trouver un moyen de réinsérer dans la société les personnes qui, comme lui, se sont égarées. <em>”Chacun a son histoire, chacun a ses raisons. On ne pardonne pas à ceux qui sont partis. Personne ne cherche à comprendre”. </em></div>
<div></div>
<div>
<div> <a href="https://www.twitter.com/HaifaMz">Haïfa Mzalouat</a> <a>&amp; </a> <a href="https://www.twitter.com/malekk">Malek Khadhraoui</a> Témoignage le 31/08/2018</div>
<p>source:  https://inkyfada.com/2018/08/jihad-en-syrie-daesh-tunisie/</p>
</div>
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<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Human Rights Watch s’inquiète des méthodes antiterroristes en Belgique</title>
		<link>http://adm1.unblog.fr/2016/11/05/human-rights-watch-sinquiete-des-methodes-antiterroristes-en-belgique/</link>
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		<pubDate>Sat, 05 Nov 2016 06:54:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[adm1]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[articles et presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Human Rights Watch s’inquiète des méthodes antiterroristes en Belgique HRW a recensé 26 cas de personnes victimes de comportements abusifs sans avoir été inculpés par la suite.REUTERS/Yves Herman Dans un rapport sur les méthodes utilisées par les autorités belges pour lutter contre le terrorisme et mener les enquêtes suite aux attentats du 13-Novembre à Paris, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<header>
<h1>Human Rights Watch s’inquiète des méthodes antiterroristes en Belgique</h1>
<div></div>
</header>
<div><img alt="media" src="http://scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_16x9_1024_578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/2016-04-09t120519z_1106840065_lr2ec490xkk56_rtrmadp_3_france-shooting_0.jpg" width="620" /><small>HRW a recensé 26 cas de personnes victimes de comportements abusifs sans avoir été inculpés par la suite.</small><small>REUTERS/Yves Herman</small></div>
<div>
<p>Dans un rapport sur les méthodes utilisées par les autorités belges pour lutter contre le terrorisme et mener les enquêtes suite aux attentats du 13-Novembre à Paris, Human Rights Watch fait état de ses «graves inquiétudes» suite à ce qu&rsquo;elle qualifie «d&rsquo;abus manifestes».</p>
</div>
<div>
<p><em>Avec notre correspondant à Bruxelles,</em>  <strong>Pierre Benazet</strong></p>
<p><a href="https://www.hrw.org/fr/news/2016/11/03/belgique-la-reponse-aux-attaques-souleve-des-craintes-relatives-aux-droits-humains" target="_blank"><strong>L&rsquo;étude de Human Rights Watch</strong></a> porte particulièrement sur l&rsquo;année écoulée depuis les attentats du 13-Novembre à Paris. L’ONG a rencontré les autorités belges et interviewé des personnes plus ou moins brièvement interpellées dans le cadre des enquêtes terroristes.</p>
<p>Human Rights Watch relève 26 cas de personnes, qui n&rsquo;ont pas été inculpées ensuite, mais qui auraient été victimes de comportements abusifs ou discriminants de la part de la police fédérale belge lors d&rsquo;interpellations ou d&rsquo;interrogatoires. Cela va de l&rsquo;arrestation inutilement musclée au passage à tabac en passant par des insultes à caractère ethnique ou religieux.</p>
<p>L’ONG approuve en revanche certains points, comme le maintien de la délivrance d&rsquo;un mandat par un juge pour les perquisitions. « <em>La Belgique a pris une bonne décision en ne déclarant pas d’état d’urgence,</em> salue Nadim Houry, directeur adjoint chez Human Rights Watch. <em>Toutes les opérations policières restent donc sous le contrôle judiciaire. Il faut qu’il y ait un rôle du procureur, d’un magistrat, et c’est très important.</em> »</p>
<div id="divVideoStep+16"></div>
<div id="divVideoStepAdBottom"></div>
<div id="advideum-09529166934910749"></div>
<p>L&rsquo;ONG émet une série de recommandations envers les autorités belges, notamment garantir l&rsquo;indépendance de la police des polices, mettre fin à l&rsquo;isolement de longue durée pour les prisonniers ou établir une institution indépendante nationale pour les droits de l&rsquo;homme. Human Rights Watch demande aussi des enquêtes sur les allégations de violence par les forces de police et une meilleure formation des forces de l&rsquo;ordre.</p>
<p>L&rsquo;ONG craint que les pratiques révélées par son rapport permettent à des organisations telles que Daech d&rsquo;atteindre leur objectif en provoquant une rupture entre la société belge et ceux qui pourraient devenir des recrues pour le terrorisme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>http://www.rfi.fr/europe/20161104-human-rights-watch-rapport-methodes-antiterroristes-belgique</p>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>STOP aux discriminations,soyez nombreux à l&#8217;audience pour faire avancer les droits!</title>
		<link>http://adm1.unblog.fr/2016/09/23/stop-aux-discriminationssoyez-nombreux-a-laudience-pour-faire-avancer-les-droits/</link>
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		<pubDate>Fri, 23 Sep 2016 08:11:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[adm1]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[les partenaires de l'ADM]]></category>

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		<description><![CDATA[STOP aux discriminations, soyez nombreux à l&#8217;audience pour faire avancer les droits! Pour une fois nous avons l&#8217;occasion de nous faire entendre lors de cette audience contre le délit de faciès, associations, victimes, militants des droits soyons nombreux. Action Droits des Musulmans solidaire des victimes contre les discriminations! ADM tél 07 81 84 28 51 [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
<div><span style="font-size: medium"><strong>STOP aux discriminations, soyez nombreux à l&rsquo;audience pour faire avancer les droits!</strong></span></div>
<div></div>
<div><a href="http://adm1.d.a.f.unblog.fr/files/2016/09/controles-facies-.jpg" rel="lightbox[443]"><img class="alignnone size-medium wp-image-444" alt="Controles-facies-" src="http://adm1.d.a.f.unblog.fr/files/2016/09/controles-facies--300x200.jpg" width="300" height="200" /></a></div>
</div>
<div>
<div></div>
<div></div>
<div>Pour une fois nous avons l&rsquo;occasion de nous faire entendre lors de cette audience contre le délit de faciès, associations, victimes, militants des droits soyons nombreux.</div>
<div></div>
</div>
<div>
<div>Action Droits des Musulmans solidaire des victimes contre les discriminations!</div>
<div></div>
<div>
<div>ADM</div>
<div>tél 07 81 84 28 51</div>
<div>contact.admf@gmail.com</div>
</div>
</div>
<div></div>
<div>
<div>L&rsquo;audience devant la Cour de Cassation dans le dossier des 13 personnes qui ont portée plainte contre l&rsquo;Etat pour des contrôles au faciès aura lieu le mardi 4 octobre à 9h30 (entrer par l&rsquo;entrée public du Palais de Justice de Paris, 6 boulevard du Palais, 75001 Paris).</div>
<div></div>
<div></div>
</div>
<div></div>
<div>
<div>Les enjeux sont de taille. Une victoire à ce niveau assurera qu&rsquo;un recours effectif et réellement accessible pour les personnes contrôlées existe pour toute victime de contrôles discriminatoires. Et cela incitera l&rsquo;Etat à &#8211; enfin &#8211; mettre en place des mesures pour réduire les contrôles au faciès.</div>
<div></div>
<div></div>
</div>
<div></div>
<div>
<div>En effet, même si l&rsquo;Etat a été condamné pour 5 contrôles discriminatoires en juin 2015, les décisions restaient floues sur les éléments de preuves qu&rsquo;une victime d&rsquo;un contrôle discriminatoire doit apporter &#8211; et sur les éléments que doit rapporter l&rsquo;Etat afin de montrer que le contrôle n&rsquo;était pas discriminatoire. Devant la cour de Cassation, les parties vont débattre de cet enjeu très technique, mais essentiel, de la charge de la preuve et des éléments qui doivent être apportés par chacun.</div>
<div></div>
<div></div>
<div></div>
</div>
<div></div>
<div>
<div>La Présidente de la Cour a renvoyé l&rsquo;audience à cette date afin que l&rsquo;audience puisse avoir lieu dans la grande salle. Il y aura donc beaucoup de places et le lieu se prête bien à symboliser l&rsquo;importance du problème des contrôles au faciès et les enjeux en débat.</div>
<div></div>
<div></div>
</div>
<div></div>
<div>
<div>Il est important, selon les avocats des plaignants, qu&rsquo;il y ait une présence conséquent du public afin de montrer à la Cour, aux journalistes (qui seront certainement nombreux) et aux officiels la gravité de ce problème et de la décision qui sera rendue.</div>
</div>
<div></div>
<div>
<div>Par ailleurs, la loi dite « Egalité et Citoyenneté » sera débattue en séance plénière au Sénat à partir du 4 octobre. Il s&rsquo;agit aussi d&rsquo;une occasion de rendre ce sujet visible lors de ces débats.</div>
</div>
<div></div>
<div>
<div>Merci de faire circuler ce message dans vos réseaux.</div>
</div>
<div></div>
<div></div>
<div></div>
<div>
<div>Solidairement.</div>
<div></div>
<div></div>
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		<title>ADM condamne l&#8217;exécution abominable  à l&#8217;église de Saint Etienne du Rouvray</title>
		<link>http://adm1.unblog.fr/2016/07/26/adm-condamne-lexecution-abominable-a-leglise-st-etienne-du-rouvray/</link>
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		<pubDate>Tue, 26 Jul 2016 10:26:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[adm1]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[articles et presse]]></category>

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		<description><![CDATA[ ADM condamne l&#8217;exécution abominable dont un prêtre a été victime à l&#8217;église de Saint-Étienne-du-Rouvray . &#160; Le 26 juillet 2016 ADM condamne l&#8217;exécution abominable dont un prêtre a été victime à l&#8217;église de Saint-Étienne-du-Rouvray . &#160; le prêtre, le père Jacques Hamel âgé de 86 ans, ainsi qu&#8217;un paroissien ont été égorgés. Un autre fidèle [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: large"><strong> ADM condamne l&rsquo;exécution abominable dont un prêtre a été victime à l&rsquo;église de Saint-Étienne-du-Rouvray .</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://adm1.d.a.f.unblog.fr/files/2016/07/image.jpg" rel="lightbox[213]"><img class="alignnone size-medium wp-image-214" alt="image" src="http://adm1.d.a.f.unblog.fr/files/2016/07/image-300x150.jpg" width="300" height="150" /></a></p>
<p>Le 26 juillet 2016</p>
<p>ADM condamne l&rsquo;exécution abominable dont un prêtre a été victime à l&rsquo;église de Saint-Étienne-du-Rouvray .</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><i>le prêtre, le père Jacques Hamel âgé de 86 ans, ainsi qu&rsquo;un paroissien ont été égorgés. Un autre fidèle aurait été blessé. Un policier aurait été également blessé. Les preneurs d&rsquo;otages ont, eux, été abattus alors qu&rsquo;ils sortaient de l&rsquo;Église armés de couteaux. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie. L&rsquo;enquête sera diligentée par la sous-direction antiterroriste (SDAT) et la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Une cellule psychologique a été ouverte à la mairie.</i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;ADM est solidaire des victimes, de leurs proches et s&rsquo;associe à leur chagrin en leur présentant ses condoléances ainsi qu&rsquo;à toute la communauté chrétienne.</p>
<p>ADM souhaite à ceux qui ont été blessés qu&rsquo;ils se rétablissent rapidement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;ADM condamne fermement Daesh ainsi que tous leurs actes terroristes abjects.</p>
<p>Ces terroristes se sont convertis au terrorisme et propagent la haine et la destruction de l&rsquo;humanité dans son ensemble et ceux dans toutes les communautés confondues.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous sommes tous unis face à la barbarie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sihem Zine<br />
Présidente d&rsquo;ADM</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>L&#8217;ADM condamne l&#8217;attentat barbare, l&#8217;horreur sur la promenade des anglais à Nice.</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Jul 2016 17:18:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[adm1]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[articles et presse]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Le 15 juillet 2016 &#160; L&#8217;ADM condamne l&#8217;attentat barbare, l&#8217;horreur sur la promenade des anglais à Nice. Toute notre solidarité et nos pensées aux victimes et aux proches des victimes. L&#8217;ADM se tient à la disposition des victimes pour tout soutien juridique, psychologique. contact.admf@gmail.com &#160; Sihem Zine Présidente d&#8217;ADM]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://adm1.d.a.f.unblog.fr/files/2016/07/38004215_1_20160504105353000.jpg" rel="lightbox[180]"><img class="alignnone size-medium wp-image-221" alt="38004215_1_20160504105353000" src="http://adm1.d.a.f.unblog.fr/files/2016/07/38004215_1_20160504105353000-300x225.jpg" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Le 15 juillet 2016</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;ADM condamne l&rsquo;attentat barbare, l&rsquo;horreur sur la promenade des anglais à Nice.</p>
<p>Toute notre solidarité et nos pensées aux victimes et aux proches des victimes.</p>
<p>L&rsquo;ADM se tient à la disposition des victimes pour tout soutien juridique, psychologique.</p>
<p>contact.admf@gmail.com</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sihem Zine</p>
<p>Présidente d&rsquo;ADM</p>
]]></content:encoded>
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